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Cancer et grande pauvreté - Ethnologie de la "Maison de Nanterre"
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Informations


Responsable(s) du colloque : Richard POTTIER - Professeur d’Ethnologie à l’Université Paris V, Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Sorbonne, Paris, France

Date et lieu du colloque : Lundi 8 décembre 2008 - Amphithéâtre Durkheim, Université Paris Descartes, Sorbonne, 75006, France

Réalisation : Camille BONNEMAZOU (ESCoM-FMSH, Paris, France), Elisabeth de PABLO (ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France)


Langue(s) : Français Français


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Présentation du sujet
L'objectif de cette thèse (préparée sous la direction du professeur Richard POTTIER) est d'analyser les raisons de la non-compliance des patients SDF qui fréquentent le Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) de Nanterre, et plus particulièrement de ceux qui sont cancéreux.

La question de départ est la suivante : pourquoi, très paradoxalement, alors même qu'ils considèrent la plupart d'entre eux comme des anormaux, les soignants persistent-ils à appliquer à leur patients SDF des modalités de prise en charge qui ont été conçues pour les patients ordinaires ?

Il ressort des données recueillies que le regard que les soignants portent sur les SDF est déformé par une sorte d'ethnocentrisme de classe, que nous partageons tous, et qui les conduit à interpréter les comportements de leurs patients à travers des stéréotypes dévalorisants. L'observation de la vie que mènent les SDF tant dans la rue qu'au CASH montre qu'en réalité, leurs comportements sont déterminés par des facteurs liés soit à leurs conditions objectives d'existence, soit au caractère coercitif de l'organisation du CASH. Toutefois, même lorsqu'ils en sont conscients, les soignants se trouvent placés dans une position très inconfortable, car il n'est pas en leur pouvoir d'agir sur ces facteurs. II est plus facile, pour eux, de se tenir au respect des règlements et de se refugier derrière des procédures standards de prise en charge, ce qui entraîne la relation thérapeutique dans un cercle vicieux : plus les SDF sont non-compliants, plus les soignant les jugent anormaux, et moins ils sont disposés à tenir compte de ce qui fait leur spécificité, ce qui aggrave encore davantage la non-compliance de ces derniers.

Pour sortir d'une telle impasse, des mesures visant à améliorer le fonctionnement du CASH seraient utiles, mais non suffisantes. La clé du problème serait qu'un véritable dialogue puisse être instauré entre soignants et patients SDF.







Dernière mise à jour le 29/06/2016
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