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Séminaire « Genre, Politique, Sexualité(s). Orient/Occident »
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> Jeudi 5 mai 2011
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Alain  NAZE , Docteur en philosophie, Professeur certifié en philosophie à Quimper, France ; Stefania  TARANTINO , Docteure en philosophie de l'université de Naples, Italie

Si Pasolini se reconnaissait un allié des féministes, il précisait pourtant aussitôt que sa proximité à leur égard était de nature critique. Par là il voulait signifier qu’il considérait avoir à batailler fréquemment contre elles, non pas contre le féminisme en tant que tel, mais contre les choix qu’elles pouvaient effectuer et qui lui paraissaient destructeurs pour l’idée d’une libération réelle (et pas seulement nominale) des femmes. Pour le dire de façon rapide, Pasolini voulait éviter aux valeurs du féminisme de se résorber dans celles de la modernité entendue comme triomphe du consumérisme. Or, selon lui, c’est bien un tel danger qui menace, si l’on confond l’émancipation féminine avec l’idéologie progressiste de l’histoire. En effet, si notre époque consumériste tend à récupérer les mouvements de libération en leur faisant adopter son idéologie (par exemple à travers l’adoption d’une démarche consistant en une demande de droits supplémentaires, quel qu’en soit le contenu), une résistance effective ne peut que s’originer dans une résistance au présent - au nom, précisément, de « la scandaleuse force révolutionnaire du passé ». Sous ce rapport, ce sont les débats très contemporains relatifs à l’attitude des mouvements féministes à propos du port du voile, ou de la burqa, qui demanderaient à être interrogés.

>> A télécharger sur les Working Papers de la FMSH : Le féminisme critique de Pasolini. Avec un commentaire de Stefania Tarantino, par Alain Naze et Stefania Tarantino.

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> Jeudi 12 avril 2012
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Rosa Rius  GATELL , Université autonome de Barcelone, Espagne ; Stefania  TARANTINO , Docteure en philosophie de l'université de Naples, Italie

Au cours de cette séance, nous aurons le plaisir d'entendre successivement :

  • Rosa Rius GATELL, professeure à l'Université autonome de Barcelone, avec « María Zambrano (Vélez-Málaga 1904-Madrid 1991). Manières d'affronter l'exil, réflexions sur la joie et la douleur ».
    Françoise Collin, philosophe et écrivain, participera à la discussion.
  • Stefania TARANTINO, assistante à l'Université de Naples “Federico II”, avec « Créativité et politique chez les philosophes napolitaines : Lina Mangiacapre, Lucia Mastrodomenico, Angela Putino ».
Discutantes :
  • Elisabeth Grabli, avocate
  • Teresa Mangiacapra (artiste)
  • Alessandra Macci (syndicaliste, membre du collectif de Madrigale)
  • Nadia Nappo (bibliothécaire, membre de ce même collectif et de Adateoriafemminista)
María Zambrano (Vélez-Málaga 1904-Madrid 1991). Manières d’affronter l’exil. Réflexions sur la joie et la douleur.

J’ai choisi, pour réfléchir dans notre séminaire, la « philosophie vivante » de María Zambrano, l’une des très rares femmes philosophes espagnoles de la première moitié du XXe siècle. Zambrano quitta l’Espagne en 1939 quand la guerre civile s’acheva par la défaite des républicains et l’établissement de la dictature de Francisco Franco. Ayant participé activement à la lutte contre le géneral Franco, Zambrano restera hors de son pays de 1939 à 1984. Elle rentrera en Espagne le 20 novembre 1984, soit exactement neuf ans après la mort du dictateur. Paris, (Morelia) Mexico, La Havane, Porto Rico, Paris encore, La Havane de nouveau, Rome, Le Jura français, Genève... seront ses lieux de pérégrination. Dans sa pensée, le long exil instaure un axe incontournable en tant que forme de création et d’éveil de la conscience. Pendant près d’un demi-siècle, la philosophe n’a pas cessé de décrire le « pas de l’exil ». La description de ce passage en clé zambranienne porte à réfléchir sur l’expérience de la perte, de la douleur, mais aussi de la joie. « La joie et la douleur -écrit María Zambrano- sont des situations de fond ». « La douleur et la joie sont créatrices et transformatrices ; elles transforment la personne et c’est là un moyen extrême de dire qu’ils la forment ». Nous essaierons de réfléchir « à plusieurs voix » sur la force (et peut-être la faiblesse ?) de ses arguments.

Créativité et politique chez trois femmes napolitaines du XXe siècle : Lina Mangiacapre, Lucia Mastrodomenico et Angela Putino.

Dans une ville qui connaît et vit depuis longtemps les contradictions extrêmes, difficilement conciliables, de la beauté et de la laideur, du bien et du mal, du respect et de la violence, de la douleur et de la joie, les « figures » de L. Mangiacapre, L. Mastrodomenico et A. Putino sont autant de « phares » donnant la possibilité d’éclairer le sens de la politique et de la liberté à partir de la différence sexuelle. Ces philosophes ont une liaison profonde avec leur ville et leur terre d’origine, en même temps qu’une pleine conscience de ce que Naples représente la pointe de l’iceberg des contradictions de la culture occidentale. Elles voient la douleur imprimée dans le corps de la ville ; par ailleurs elles savent que vivre dans un tel contexte n’est pas indifférent et qu’il faut avancer une nouvelle manière de voir, à partir d’une modification de la pensée et de l’affectivité. Appartenant à la même génération, elles ont eu la possibilité de se connaître et d’expérimenter une pratique de relation politique à travers laquelle elles ont tenté de donner épaisseur et complexité à l’énorme écart séparant ce qui existe de ce qui devrait être, ce qui est imposé de l’extérieur et ce qui est imposé de l’intérieur - grâce à une expérience de relation et de différence.

>> A télécharger sur les Working Papers de la FMSH : Philosophie et genre : Réflexions et questions sur la production philosophique féminine en Europe du Sud au XXe siècle (Espagne, Italie) par Rosa Rius Gatell et Stafania Tarantino.

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> Jeudi 31 mai 2012
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Evelyne  ACCAD , Professeur émérite, Université d'Illinois, Etats-Unis ; Milagros  PALMA , Anthropologue, éditrice, France

Au cours de la séance du séminaire nous aurons le plaisir d'entendre Evelyne ACCAD, Professeure émérite à l'Université d'Illinois sur le thème : Voix de femmes, voix de luttes dans les printemps (tempêtes) arabes

Discutante : Milagros Palma, anthropologue, éditrice

Ces dernières années ont vu des changements dramatiques dans le "monde arabe", notamment les révoltes des peuples contre leurs tyrans. Ayant commencé avec beaucoup d’espoir (immolation d'un jeune tunisien par le feu), puis continué en Egypte, à Bahrain, au Yemen, en Lybie, au Maroc, maintenant en Syrie, ces soulèvements nommés “printemps arabes” se transforment en tempêtes incontrôlables : montée des fanatismes, retour à la chari’a (loi islamique), aux guerres entre confessions, persécution des minorités, infiltration d'Al-Qaidah et des mouvements salafistes dans les groups pacifiques, laïcs et démocratiques, chaos de l’Iraq se propageant à l'extérieur.
Quel a été le rôle des femmes et quelle est leur place maintenant? Comment leur horizon, éclairci puis assombri à nouveau, s'annonce-t-il ? Que disent-elles à travers leurs luttes et revendications ? Entraînée dans des voyages de recherche et d’écriture pendant quarante ans, ayant interviewé de nombreuses femmes dans les pays du Maghreb et du Mashrek, analysé leur rôle dans la littérature de ces pays, participé à des conférences majeures avec celles qui sont à la tête de mouvements d’émancipation, j'interviendrai sur l'évolution de la place des femmes, notamment à partir d'expériences menées avec elles et avec les mouvements rencontrés au cours de mes enquêtes.

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> Jeudi 29 novembre 2012
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Marta  SEGARRA , Université de Barcelone (Espagne) ; Carmen  BOUSTANI , Université Kaslik (Beyrouth, Liban) ; Stefania  FERRANDO , EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; Azadeh  KIAN , Université Paris VII ; Luisa  MURARO , Université de Verone (Italie) ; Mara  MONTANARARO , Université Paris Descartes, Paris, France

Table ronde Internationale
Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Hommage à Françoise Collin.
28-29 novembre - Paris 8 / FMSH

La table ronde internationale "Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. Hommage à Françoise Collin." a l’intention directrice de faire ressortir, à partir des contributions proposées et des échanges à venir, des expériences issues d’initiatives de femmes généralement inscrites au plan pratique et au plan théorique dans le sillage des féminismes ou de la "question de la femme", telle qu’elle a émergé au Proche-Orient (fin du XIXe - milieu du XXe siècle, Nahda ou Renaissance), puis ressurgi sous d’autres formes dans cette grande région (1980-1990 : Gendering the Middle East, Deniz Kandiyoti ; Remaking women. Feminism and modernity in the Middle East, Lila Abu Lughod).

On privilégiera la dimension subjective des expériences et des parcours, leurs spécificités, leur singularité. Chemin faisant, des femmes ont forgé, parfois avec des hommes, des manières de penser dont on aimerait retrouver la trace (naissance et genèse, continuités et ruptures, échanges et conflits) et les apports (variations sur la notion d’égalité ; articulations théorie / pratique ; pensée de la différence). Les disciplines et les pays des intervenant-e-s et des participant-e-s seront pris en compte au fil de la table ronde, de même que des recherches menées dans l’interdisciplinarité (sciences sociales, philosophie, littérature, psychanalyse).



> Jeudi 29 novembre 2012
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Azadeh  KIAN , Université Paris VII ; Rada  IVEKOVIC - Philosophie, Université Jean Monnet (Saint Etienne) & Collège internationnal de philosophie, France ; Luisa  MURARO , Université de Verone (Italie) ; Laënnec  HURBON , CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Université de Port-au-Prince (Haïti)

La disparition de Françoise COLLIN, décédée le 1er septembre 2012, suscite une vive émotion chez ses lecteurs et ami-e-s - chercheurs et chercheuses en "histoire des femmes" entendue au sens interdisciplinaire. Nous rendrons hommage à la fondatrice et directrice des Cahiers du GRIF, philosophe et écrivain dont l’oeuvre, plus polyphonique qu’on ne le pense, est un itinéraire, non une boîte à outils (cf. sa conférence à l’Institut Emilie Duchâtelet, printemps 2011) - pensée toujours en mouvement, risquée, invitant à la tigueur. Le rayonnement de cette oeuvre a été marqué en Espagne où un recueil de textes a été traduit grâce à Marta Segarra, professeure à l’université de Barcelone, en Italie où un recueil est en préparation grâce à Marisa Forcina, professeure à l’università del Salento (Lecce), au Liban où Carmen Boustani, professeure à l’université Kaslik (Beyrouth), a mené de longues recherches sur l’oeuvre littéraire, moins étudiée en Europe occidentale ; des travaux intéressant les Algériennes (entre autres) font référence à des textes de F. Collin.

L’étude de son rayonnement conduira notamment à surmonter une conception de la Méditerranée réduite à un ensemble géographique (pays et régions riverains), ou à un espace sociologique modelé selon l’héritage de Braudel : quête de l’unité de la Méditerranée considérée comme un sujet historique unique alors qu’elle recouvre un sujet historique en mouvement, pluriel (cf. Georges Corm, Le Proche-Orient éclaté, 1956-2012, 7e édition 2012, deux tomes). On s’efforcera de rompre avec les dichotomies habituelles (rive Nord / rive Sud ; dominants / dominés), qui confortent involontairement la "fracture imaginaire Orient/Occident" (G. Corm, 2002). Il s’agira de déceler les composantes actuelles de la question méditerranéenne et leurs variations selon les pays, afin de progresser en direction d’une Méditerranée des femmes, plus précisément d’un espace d’échanges entre femmes autour de cette question brûlante. Dans cet espace en partie esquissé par la revue Peuples Méditerranéens (1977-1997) fondée et dirigée par Paul Vieille (sociologue, directeur de recherche au CNRS, décédé en septembre 2010), on incluera entièrement un pays tel que la France qui a été historiquement pénétré par la question méditerranéenne sous de nombreux aspects et continue à l’être dans la période dramatique que nous vivons, de même que d’autres pays européens à préciser.

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> Mardi 15 avril 2014
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Ida  DOMINIJANNI , Philosophe et jounaliste, Università Roma Tre, Italie

Attention, des problèmes sonores interviennent au cours de cette séance (fonds sonores parasites), nous nous excusons pour la gêne occasionnée / Ci scusiamo per la scarsa qualità dell'audio.

Séance du séminaire "Genre, politique, sexualité(s). Orient / Occident" avec Ida Dominijanni, enseignante en philosophie politique (Università Roma Tre), écrivain-journaliste.

Le projet universaliste a déjà été fortement critiqué par les mouvements de classe, de race et de genre de la seconde moitié du XXe siècle. Il est mis aujourd'hui à rude épreuve par la globalisation, qui semble le réaliser davantage du point de vue du marché que du point de vue des individus et des peuples. L'universalisme est donc un concept fortement déstabilisé : nous ne pouvons pas nous en passer, en raison du potentiel émancipateur dont il est porteur, mais il nous est impossible de nous fier à lui, en raison des connivences dont il s'est montré capable avec les formes de domination actuelles – occidentale, blanche, masculine, bourgeoise. Est-il possible de le relancer ou devons-nous le considérer comme un idéal à classer (archiver) ? Comment les catégories d'égalité, d'identité, de différence interviennent-elles dans les conflits actuels autour de l'universel ? Quelles pratiques politiques sont possibles et nécessaires pour tenir ouverte la tension entre universalisme et différence ? La conférence prononcée dans le séminaire "Genre" de la FMSH explorera ces problèmes à partir de l'expérience et de la théorie du féminisme italien de la différence sexuelle.

En savoir plus sur la séance : http://www.fmsh.fr/fr/c/4327

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> Lundi 26 janvier 2015
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Alain  TOURAINE , CADIS - Centre d'analyse et d'intervention sociologiques, EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France ; Georges  CORM , Professeur à l'Université Saint-Joseph, Beyrouth, Liban

> Lundi 26 janvier 2015
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Alain  TOURAINE , CADIS - Centre d'analyse et d'intervention sociologiques, EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France ; Georges  CORM , Professeur à l'Université Saint-Joseph, Beyrouth, Liban

Mondialisation et démocratisation du monde
Au-delà de la fracture imaginaire Orient / Occident
Politique, sujet, pensée

Les conférences d'Alain TOURAINE, directeur d'études à l'EHESS, et de Georges CORM, professeur à l'Université Saint-Joseph (Beyrouth), seront au coeur de cette rencontre qui comportera ensuite les interventions de discutant-e-s et un débat général.

Depuis les printemps arabes, les initiatives et les formes de présence inédites des femmes dans l’espace public, puis les violences et les souffrances qui les assaillent, nous interrogent et orientent nos travaux, nos échanges même, d’une frontière à une autre et d’une rive à l’autre en Méditerranée. Les évènements du 7 janvier, puis l’immense manifestation du 11 janvier nous ont plongé-e-s dans un univers plein d’ambiguïtés et de douleur mais traversé d’espoir. La guerre du Moyen-Orient a fait irruption au cœur de la France (Edgar Morin, Le Monde, 9 janvier 2015). Le retranchement plus ou moins conscient (sauf exception) derrière la complexité de l’Orient et son altérité supposée devient dérisoire, privé de sens dans le travail scientifique, plus généralement dans la culture.

La table ronde prévue de longue date avec deux grands auteurs, Alain Touraine et Georges Corm, revêt un caractère d’urgence pour les femmes et les hommes qui s’opposent au triomphe d’une vision réductrice et se proposent d’élaborer, dans l’autonomie et la liberté, une pensée capable de surmonter la fracture imaginaire entre Orient et Occident (G. Corm), de faire place à la subjectivité/subjectivation dans la pratique des sciences sociales et humaines (A. Touraine).

En savoir plus sur la séance : http://www.fmsh.fr/fr/c/6722

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> Lundi 2 février 2015
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Michelle  PERROT , Historienne, Professeur émérite, Université Paris Diderot - Paris VII, France ; Carmen  BOUSTANI , Université Kaslik (Beyrouth, Liban) ; Laënnec  HURBON , CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Université de Port-au-Prince (Haïti)

Présentation de l'ouvrage "Femmes, genre, féminismes en Méditerranée. "Le Vent de la Pensée". Hommage à Françoise Collin", ouvrage interdisciplinaire, paru aux Editions Bouchène en novembre 2014

Ce livre rassemble les contributions prononcées lors des rencontres « Femmes, genre, féminismes en Méditerranée » – table ronde du 28 novembre 2012 à l’Institut d’études européennes de Paris 8 suivie du colloque du 29 novembre 2012 à la FMSH. Françoise Collin devait participer à ces journées organisées dans le cadre du séminaire « Genre, politique, sexualités. Orient / Occident » de la Fondation Maison des sciences de l’homme.

L'ouvrage est préfacé par Geneviève Fraisse, textes et documents ont été réunis et présentés par Christiane Veauvy et Mireille Azzoug.

Le débat de cette séance a été organisé avec :

  • Michelle Perrot, historienne, professeure honoraire de l'université Paris VII
  • Carmen Boustani, littéraire (sémio-linguistique), franco-libanaise, professeure des universités à l'université libanaise de Beyrouth
  • Laënnec Hurbon, sociologue, directeur de recherche honoraire au CNRS et professeur  à l'université d'Etat d'Haïti (Port-au-Prince)

>> Commander le livre, sur le site des éditions Bouchène

>> En savoir plus, description su rle site de la FMSH : http://www.fmsh.fr/fr/c/6780

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> Lundi 30 mars 2015
Christiane  VEAUVY , Docteur d'Etat es Lettres et Sciences humaines, chargée de recherche honoraire, CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France ; Alain  NAZE , Docteur en philosophie, Professeur certifié en philosophie à Quimper, France ; Eleonora  MISSANA , Philosophe, Université de Turin, Italie

On revient sur la question de la revendication, en France, d'un « mariage pour tous », en vue de s'interroger sur le lien entre une liberté de type juridique (ici la demande d'un droit supplémentaire) et une liberté effective (issue de pratiques). Les oppositions droitières à ce projet de loi n'ont-elles pas fini par masquer la dimension essentiellement normative de cette revendication, en la confirmant en sa portée supposément émancipatrice ? Si le débat lié au « mariage pour tous » constitue bien ici l'angle d'attaque retenu, il ne s'agira cependant pas de s'en tenir à une approche franco-française d'une « question de société », tant les enjeux sont internationaux et politiques, à commencer par la tendance actuelle à l'uniformisation/occidentalisation des revendications homosexuelles, reflétant elles-mêmes une uniformisation/occidentalisation de conceptions jugées libératrices des pratiques homosexuelles, sous la bannière arc-en-ciel des « populations LGBT ».

En savoir plus sur la séance : http://www.fmsh.fr/fr/c/7053

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Dernière mise à jour le 27/05/2016
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