AAR - Sociologie du conflit
Publication originale : Sociologie du conflit
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Sociologie du conflit
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Informations


Responsable(s) de cet entretien : Peter Stockinger - PU (INALCO et ESCoM-FMSH, Paris, France)

Date et lieu de l'entretien : Mercredi 11 septembre 2002 -
Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 bld Raspail, 75006, Paris, France


Réalisation : Charles Biljetina (ESCoM-FMSH, Paris, France) , Elisabeth de PABLO (ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France) , Muriel CHEMOUNY (ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France)


Langue(s) : Français Français


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Présentation



Les sujets auxquels Michel WIEVIORKA consacre ses recherches sont multiples et très diversifiés. La sociologie du conflit en constitue l’axe central. D’autres problèmes le préoccupent tels que : la différence culturelle, le multiculturalisme, les questions de la violence et de la sécurité, le racisme et la xénophobie aussi bien en France qu’en Europe, et enfin la globalisation.

Dans cet entretien, il revient sur les étapes marquantes de sa vie intellectuelle, académique, qui l’ont conduit à la sociologie, les événements historiques à l’origine de recherches, les figures qui ont jalonné sa vie, son maître Alain Touraine, ses activités et les thèmes de recherche au sein du laboratoire CADIS.
Il présente ses études sur le racisme actuel sous sa nouvelle forme, le « néo-racisme » ou racisme culturel, - appelé encore « racisme symbolique » aux Etats-Unis -, dont la logique en Europe est celle de la différentiation, depuis les années 1980-1990. Associé au thème du racisme, il aborde l’antisémitisme dans le cadre propre à la Pologne l’expliquant par le passé historique de ce pays.
Le terrorisme fait partie des autres axes d’études de Michel Wieviorka, dont il donne deux définitions : l’une subjective, l’autre objective. Celle qu’il retient, la définition subjective, met l’accent sur les processus de perte de sens.

Par ailleurs, à la question posée sur la notion de « Société fragmentée », il répond en soulignant la perte, la dissolution du lien social comme facteur d’intégration, depuis la mondialisation. Les trois grands registres - institutionnel, social et culturel - sont séparés, et à l’intérieur même de ces registres existent des processus d’éclatement et de transformations. Michel Wieviorka propose de réinventer des modes d’articulation des registres et déisgne les politiques pour s’en charger.

Quant au dernier grand thème abordé, intimement lié à celui de la violence, c’est celui du sujet, qu’il partage avec Alain Touraine : un sujet capable de se constituer soi-même comme sujet ou de reconnaître autrui comme sujet. La violence traduit l’incapacité de réaliser l’un ou l’autre.

N.B. : veuillez excuser la qualité moyenne de l'image et de la prise de son.


Docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, directeur d'études à l'EHESS et membre du Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS / EHESS-CNRS) - fondé en 1981 par Alain Touraine - centre qu'il a dirigé jusqu'en 2009. En juillet 2006, il est élu président de l'Association internationale de sociologie (AIS/ISA). Depuis novembre 2006, il préside le comité de selection du prix Michel Seurat créé par le CNRS. Il est également membre du Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines / FMSH Paris.

Il est co-directeur, avec Georges Balandier, de la revue Cahiers internationaux de sociologie. Après avoir dirigé la collection "Voix et Regards" aux Editions Balland, il dirige aujourd'hui la collection "Le monde comme il va" aux Editions Robert Laffont. Il est également membre des comités de rédaction de plusieurs revues, dont Journal of Ethnic and Migration Studies / Ethnic and Racial Studies / French Politics, Culture and Society.

Sa sociologie introduit une perspective qui tient compte de la globalisation, de la construction individuelle, et de la subjectivité des acteurs. La sociologie de l'action qu'il construit depuis ses premiers travaux sur les mouvements de consommateurs dans les années 1970 l'a conduit à étudier aussi bien des mouvements sociaux que le racisme, la violence, l'antisémitisme. Sa reconnaissance internationale doit beaucoup à ses travaux sur le terrorisme (prix spécial du jury européen d'Amalfi 1989 pour son livre Sociétés et terrorisme) et autres conduites de haine et de violence ainsi que sur la globalisation et le multiculturalisme.

Plusieurs de ses ouvrages sont traduits en anglais, en allemand, en espagnol, en portugais et en japonais. Ses recherches sont volontiers comparatives à l'échelle internationale et il a mené des travaux dans plusieurs pays notamment en Pologne, en Espagne, aux États-Unis, en Amérique Latine et en Russie. Il est Président du jury de la Bourse Michel Seurat (Cnrs) et du Conseil scientifique du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). Également membre du Conseil scientifique de la Défense, il est, par ailleurs, président à Bruxelles d'un panel du Conseil européen de la recherche (CER ou European Research Council, ERC-7e PCRD).










Dernière mise à jour le 29/06/2016
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